Charles et Guillaume Soulier s’installent en 2015 à Saint-Hilaire-d’Ozilhan, dans le Gard, sur des terres que leur famille cultivait déjà avant eux. Ils rachètent notamment quelques parcelles ayant appartenu à leur père, lui-même vigneron, dont certaines avaient été plantées par leur grand-père. Plutôt que de reproduire le modèle familial, les deux frères décident de tout repenser. Autour des vignes, ils ont recréé une vraie ferme : oliviers, pâturages, bois, moutons, chèvres et cheval. Les animaux entretiennent les parcelles et apportent naturellement de la matière organique ; le cheval participe au travail des sols. Ils ont aussi replanté des cépages anciens du Rhône comme la counoise, le picardan, le terret noir, le muscardin ou la vaccarèse. La cave est tout aussi singulière. Un vieux pressoir manuel, presque pas d’électricité, pas de pompe et un maximum de déplacements effectués par gravité. Charles s’occupe davantage des vinifications, tandis que Guillaume passe plus de temps dans les vignes et avec les animaux. Les vins sont produits avec très peu d’intervention et presque toujours sans soufre ajouté. Une bouteille des Frères Soulier, c’est donc aussi le résultat d’un cheval, d’un troupeau, d’un vieux pressoir et de beaucoup de travail manuel.